Mon parcours professionnel ne me destinait nullement au monde du vin. En effet, d’abord enseignant dans l’enseignement élémentaire puis secondaire, j’ai repris des études (Université de Paris X-Nanterre et Université de Tours) qui m’ont mené à l’enseignement secondaire, puis à l’agrégation d’histoire et géographie. Celle-ci m’a permis d’intégrer l’enseignement supérieur, avec une spécialité dans l’aménagement du territoire, que j’ai enseigné à l’Université d’Orléans. J’ai ajouté à cela des fonctions d’inspection, de formateur à l’Institut universitaire de formation des maîtres, et de chercheur à l’INRP (Institut national de recherche pédagogique).
Parallèlement à ces activités professionnelles, je me suis impliqué dans le monde associatif, notamment à l’Université populaire (UP) du Berry, à la fondation de laquelle j’ai contribué, avec d’autres, en 1981. J’en suis devenu le président trois ans après…et le suis resté jusqu’à maintenant, en même temps que j’ai des responsabilités nationales dans le mouvement des UP.
L’une des spécificités que j’ai contribué à donner à l’UP du Berry est son positionnement fort dans le domaine de l’oenophilie. En effet, au milieu des années 1980, l’idée me vint de combiner mon implication à l’Université populaire et ma passion œnophile. Et je proposai donc un cours intitulé « Géographie des vins de France ». Echec total : personne ou presque ne fut intéressé. J’avais oublié que la géographie n’est pas la discipline préférée des Français. L’année suivante, je proposai le même cours, intitulé, je crois, « Découverte des vins de France ». Grand succès, cette fois-ci. Fort de cela, j’étoffai petit à petit le panel de cours proposés sur le vin, au point que je commençai à bénéficier d’une certaine notoriété, y compris auprès de certains vignerons.
Cela m’amena à déguster pour le guide Gault-Millau des Vins. Dès lors, je pus fréquenter la crème des dégustateurs, et faire de grands progrès dans cet art difficile. Tout cela bénéficia à l’UP Berry, et m’amena, par ailleurs, à déguster pour différents salons de vins, à intégrer plusieurs confréries vineuses, à assurer des formations de vignerons, etc.
Petit hic : le succès des cours sur le vin à l’UP était tel que certains des adhérents « redoublaient » d’année en année, au lieu de laisser la place à des nouveaux. Fort de constat, je décidai, avec l’aide d’autres passionnés, de monter un club de vin des adhérents de l’UP Berry : ainsi naquit Amphores, que je préside parallèlement à l’UP. Ce club se porte particulièrement bien : à raison de 10 dégustations par an, il propose verticales, horizontales, dégustations thématiques, découvertes des terroirs, rencontres avec des vignerons et leurs vins, etc. Il participe aussi à des compétitions de dégustation, fournit des dégustateurs à certains concours de vins, comme celui de Bourges, contribue aux sélections du guide Hachette des Vins de France, et assure la notoriété des vins du Centre, parmi lesquels le remarquable Quincy.